Christ-Roi de l'univers
Dernière modification :
- Date : dernier dimanche de l’année liturgique (fin novembre)
- Degré : solennité
- Couleur : blanc/or
- Particularités liturgiques : Gloria, Credo, prière universelle, préface propre
- Lectures
- Année A : Ez 34, 11..17 / Ps 22 (23) / 1Co 15, 20-26.28 / Mt 25, 31-46
- Année B : Dn 7, 13-14 / Ps 92 (93) / Ap 1, 5-8 / Jn 18, 33b-37
- Année C : Sa 5, 1-3 / Ps 121 (122) / Col 1, 12-20 / Lc 23, 35-43
« Le dernier dimanche du temps ordinaire, on célèbre la solennité du Christ Roi de l’univers, annoncé par la figure de David, proclamé au milieu des humiliations de la Passion et de la Croix, régnant dans l’Église et venant à la fin des temps. » (PGLR, n°108)
Histoire
En 1925, le Pie XI s’inquiète des progrès de l’athéisme et de la sécularisation : Dieu est écarté de la vie personnelle, familiale et publique ; la souveraineté divine n’est plus reconnue, voire refusée, comme principe de paix. Même si la royauté du Christ est déjà exaltée à travers d’autres fêtes comme l’Épiphanie, Pâques et l’Ascension, il lui semble nécessaire de rappeler la souveraine autorité du Christ sur les hommes et sur les institutions par une fête entièrement tournée vers la figure du Christ Roi.
Dans un souci de pédagogie spirituelle qu’il explicite dans son encyclique Quas Primas, il décide que cette nouvelle fête sera célébrée le dimanche précédent la Toussaint. La succession des fêtes dresse alors un tableau du Royaume de Dieu : le Christ, souverain de ce Royaume, les saints et les défunts auxquels tout le peuple de Dieu est associé dans l’espérance de la résurrection.
En 1970, cette fête est réformée pour souligner sa dimension théologique plus que politique. L’engagement des chrétiens permet bien au règne de Dieu de transparaître dès aujourd’hui, mais malheureusement de façon toujours fragile. Toutefois, nous savons que le plein accomplissement de ce Royaume aura lieu à la fin des temps, lorsque le Christ reviendra dans la gloire. Cette fête a donc été déplacée à la fin de l’année liturgique pour faire apparaître plus clairement ce caractère eschatologique de la royauté du Christ. À cette place, elle peut aussi annoncer l’Avent, ce temps privilégié d’attente de la venue du Christ glorieux.
Éléments liturgiques
Préface
Vraiment, il est juste et bon, pour ta gloire et notre salut, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, Seigneur, Père très Saint, Dieu éternel et tout-puissant.
Tu as consacré d’une onction d’allégresse ton Fils unique, Jésus Christ, notre Seigneur, comme Prêtre éternel et Roi de l’univers.
Pour accomplir les mystères de notre Rédemption, il s’est offert lui-même sur l’autel de la croix en victime pure et pacifique. Quand toutes les créatures auront été soumises à son pouvoir, il remettra aux mains de ta souveraine puissance le règne éternel et universel : règne de vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d’amour et de paix.
C’est pourquoi, avec les anges et les archanges, avec les puissances d’en haut et tous les esprits bienheureux, nous chantons l’hymne de ta gloire et sans fin nous proclamons : Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur…
Ressources
Générales
- Fête du Christ-Roi / Wikipédia
- A.-G. Martimort, L’Eglise en prière, tome IV « La liturgie et le temps », éd. Desclée, 1983, pp. 122-123.
Magistère
- Quas Primas, Pie XI, 11 décembre 1925 : lettre encyclique instituant la fête du Christ-Roi / Theke
Catéchisme de l’Église Catholique (cf. Directoire pour l’homélie)
- Le Christ, Seigneur et Roi : CEC 440, 446-451, 668-672, 783, 786, 908, 2105, 2628
- Le Christ Juge : CEC 678-679, 1001, 1038-1041
- « Que ton règne arrive » : CEC 2816-2821